Dimanche 6 mai 2007

Voilà c'est aujourd'hui que nous choisirons le ou la futur(e) représentant(e) de notre Etat, celui ou celle qui dirigera  notre pays pour les 5 années à venir. C'est un moment extrêmement important pour la France, sûrement le 1er tournant politique de ce 21ème siècle. Et malgré la distance que l'on place entre nous et la politique, ce choix influencera beaucoup notre vie personnelle pendant 5 ans.

 

Alors votons, car c'est demain qu'on nous demande notre avis. Ceux qui ne voteront pas n'auront pas de légitimité pour critiquer futur(e) chef d'Etat dans les prochains mois s'il n'ont pas donné leur avis lors de son élection. Et surtout votons pour nos idéaux, nos valeurs, nos conceptions de la vie en société. Ce choix il faudra que nous l'assumions pendant ces 5 ans et on ne pourra pas revenir en arrière. Réfléchissons bien à toutes les conséquences de notre vote de demain.

 

Oui les derniers sondages ne laissent pas apparaître d'espoir de voir une femme arriver à l'Elysée. Nicolas Sarkozy est le favori de cette élection et la victoire de Ségolène Royal semble difficile. Cependant une élection ne se joue qu'au moment du choix de chaque individu seul dans l'isoloir. Alors oui tout est encore possible !

medium-Segolene-Royal-20.jpg

Je ne dirai que quelques mots encore pour justifier mon choix pour Ségolène Royal, peux-être serai-je plus partisan là. Nous avons le choix entre deux projets de société clairement différents. Nicolas Sarkozy nous promet une société économiquement libérale et politiquement autoritaire où les réformes dont ce pays a besoin seront faites sans consultation des partenaires sociaux et de la population.

 

Ségolène Royal elle propose de réformer notre pays sans opposer une partie de la population à une autre. Elle veut former une société où le dialogue sera la règle et où on n'imposera pas unilatéralement des textes sans consultation. Sur le plan économique, elle veut donner de nouveaux droits tout en exigeant de nouveaux devoirs que ce soit pour les entreprises, les salariés ou les chômeurs. Enfin elle veut mettre l'accent sur l'éducation, la recherche et le développement écologique.

 

Voilà, nous espérons que ce blog aura permis de vous éclairer sur le choix décisif de demain. Chers compatriotes, l'heure décisive est arrivée, alors faites le bon choix.

 

Ségolène, nous attendons ta victoire !!!

Par Pierre
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 4 mai 2007

Comment, en soutenant Ségolène Royal, à deux jours du deuxième tour, être objectif quand il s’agit de traiter du discours de Nicolas Sarkozy ?…La tâche est évidemment loin d’être aisée. Pourtant, depuis quelques jours circule sur Internet un documentaire inédit diffusé sur aucune chaîne de télévision qui tente d’analyser le discours du candidat de l’UMP. Bien que réalisé il y a déjà  deux ans il reste d’actualité en soumettant ses paroles sur la France, la société, le travail, l’immigration, etc. au jugement de plusieurs français, acteurs politiques et associatifs ou simples citoyens. Cet article n’a alors d’autre prétention que de résumer les différentes opinions pour apporter un regard plus clair sur le discours de Nicolas Sarkozy.

 

Au ministère de l’intérieur il aura incarné l’autorité, à la tête du ministère des finances, il aura incarné l’action. L’ordre républicain, la réussite, le travail, la famille, la religion sont des thèmes récurrents de son discours.

 

  1. L’ordre :

 

Il est vrai que le discours de Nicolas Sarkozy a souvent inquiété de par la brutalité qui peut en ressortir. Toutefois, d’aucuns lui donnent raison…
« Si nos lois ne plaisent pas, nul n’est obligé de les subir en demeurant en France ». En apparence, cette phrase relève effectivement du bon sens…mais on peut tout de même s’interroger…
Cette affirmation n’est-elle pas liée à l’immigration pour Nicolas Sarkozy ? Est-ce que cela veut dire que lorsqu’on est français on peut rester sur le territoire même en contestant la loi et que quand on est immigré on est obligé d’accepter ces lois ? Pas nécessairement il est vrai, mais son discours reste néanmoins ambigu et pourrait comporter un caractère discriminant.

 

  1. La République :

 

On relève dans son discours une déploration et une critique du passé. Nicolas Sarkozy veut incarner une alternance aussi bien interne à la droite que par rapport à la gauche en se réappropriant l’idée de République et des valeurs qui lui sont attachées. Cependant, à la République, il fait ajouter la démocratie fondée sur « le réajustement permanent de toutes les certitudes », « la démocratie c’est le doute et la remise en cause des valeurs » qui ont entraînées l’abolition de la peine de mort ou encore le droit à l’avortement. On ne peut alors assimiler République, démocratie et fixation des valeurs comme le cherche Sarkozy.

 

  1. La France :

 

Nicolas Sarkozy est conscient du fait que la France est un pays qui a un potentiel gigantesque, un pays auquel il faut « donner envie de se transcender ».  « Il faut dire à la France qu’elle est forte et qu’elle est capable de faire beaucoup de choses ». En cela réside l’une des qualités du président de l’UMP. En effet, il sera important d’avoir à la tête de l’Etat un ou une président(e) qui veut croire aux capacités de la France, un ou une président(e) qui arrivera à incarner l’élan nouveau à donner au pays.

 

 

  1. La société :

           

  1. Le mérite :

 

Sarkozy nourri son discours de l’idéologie du mérite. Ainsi, une fois la donne sociale distribuée, la politique de Sarkozy avantagerait ceux qui ont réussi. Ne faudrait-il pas d’abord permettre à chacun d’avoir les mêmes conditions, les mêmes chances pour réussir ? 

Pour Nicolas Sarkozy, ceux qui travaillent le plus sont ceux qui s’en sortiront le mieux. Ceux qui ont souffert ou bien ceux qui sont d’origine immigrée pourront s’en sortir s’ils le méritent. Et que deviendront les personnes qui n’auront pas réussi ? Que veut dire « avoir réussi » aux yeux de Sarkozy  ?

Le danger mis en valeur par cette logique est bien celui de l’« individualisation de l’échec », qui consiste à dire « ceux qui échouent c’est de leur faute ! », mais aussi à dresser les citoyens les uns contre les autres en stigmatisant une partie de la population. Une femme au foyer serait-elle alors assez méritante ?

 

  1. La réussite :

 

Nicolas Sarkozy semble vouloir redonner aux français « le goût de la réussite »…On ne peut que s’en réjouir ! Il  déclare par ailleurs « la France qui travaille doit être encouragée, remerciée ». Pourtant la France du travail, c’est aussi la France des plusieurs millions de personnes qui aimeraient travailler mais qui sont au chômage. Sarkozy donne ici l’impression que tous ceux qui ne travaillent pas sont des fainéants ou bien qu’ils l’ont choisi ! Encore une fois ne stigmatise-t-il pas là presque 10 % de la population active ?

 

  1. La discrimination positive :

 

Le candidat de l’UMP prône la discrimination positive. Il est effectivement cohérent de vouloir donner la possibilité de réussir aux personnes qui n’y arrivent pas. Cependant, personne ne veut donner le sentiment d’avoir réussi ses études, d’avoir trouvé un métier sous prétexte qu’il est maghrébin par exemple. La République se doit au contraire de mettre à égalité tous ses enfants…

 

 

  1. Le travail :

 

« Travailler plus pour gagner plus » : c’est la doctrine de Nicolas Sarkozy…

Est-ce réellement la meilleure méthode pour revaloriser le travail ? Premier constat : certaines personnes aimeraient pouvoir travailler plus mais leur employeur ne leur en donne pas la possibilité.

Ne faudrait-il pas plutôt trouver un emploi à ceux qui n’en ont pas et faire en sorte que ceux qui travaillent soient reconnus pour ce qu’ils font ?  Chacun sait combien la valeur travail est importante et permet même d’exister au sein de la société et pas uniquement d’avoir une réussite individuelle comme le privilégient certains… Au final au « travailler plus pour gagner plus » ne peut-on pas opposer le « travailler moins, pour travailler tous » ?

 

 

  1. Allocations :

 

« Les moyens dont nous disposons ne doivent pas être consacrés à aider les exclus à survivre mais à leur donner la chance d’apprendre un métier » affirme Nicolas Sarkozy. Oui mais…il faut penser au fait que si une personne est exclue elle l’est par quelqu’un ! On n’est jamais exclu de son plein gré. Aujourd’hui en région parisienne par exemple, un SDF sur trois a un emploi…ce n’est pas en leur donnant un travail qu’ils sortiront de l’exclusion…

Pour que les chômeurs retrouvent un emploi, il faut les aider à retrouver confiance en eux par des programmes de réinsertion qui s’accompagnent d’allocations également. Il est ici nécessaire de ne pas remettre en cause la protection sociale et la solidarité !

 

 

Sarkozy aura toutefois eu le mérite d’engager le débat sur nombre de sujets. Il fait par ailleurs partie, avec Ségolène Royal, d’une nouvelle génération politique, enthousiaste, à même d’incarner l’élan à donner à la France.

Mais finalement, le candidat qui fonde une grande partie de son discours sur l’idée du mérite…mérite-il vraiment nos suffrages le 6 mai prochain ?

Par Alexis - Publié dans : Nicolas Sarkozy décrypté
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 2 mai 2007
« Etre français ça s’hérite ou se mérite et se respecte » ce slogan simpliste du FN, parti de M. Le Pen a été placardé dans toutes les grandes villes. En réponse je dirais « être de gauche ça s’hérite, ça s’affirme et se respecte ».

 

La candidature de Ségolène Royal s’inscrit dans la continuité d’une longue histoire, celle du socialisme français. Votez Ségolène Royale à ce deuxième tour des élections présidentielles, c’est continuer ce combat pour une société plus juste et humaine qui a commencé en 1789. Oui nous pouvons être fier de la famille socialiste française et de son héritage.

 

Victor-Hugo.jpg Dans les lignes de Zola ou d’Hugo à la fin du 19ème siècle un cri d’alarme a été poussé, d’où le combat socialiste prend racine. Vers 1890 Jean Jaurès dans ses articles à la dépêche soutient la grève de Carmaux ne supportant plus la République de l’époque aux mains de députés et ministres capitalistes pour qui la finance et l'industrie priment sur le respect des personnes. En 1906 il fonde le quotidien l’Humanité et milite pour l’unité socialiste. Ayant depuis longtemps pris une dimension internationale, il passera les dix dernières années de sa vie à lutter pour le pacifisme. Ce même Jean Jaurès dont Nicolas Sarkozy ose prétendre s’inspirer après avoir proposé de nettoyer nos banlieues au « karcher ». jaures.jpg

 

En 1936 les accords du Front populaire permirent la victoire aux élections législatives le 3 mai 1936 et débouchèrent sur le premier gouvernement à dominante socialiste de la 3ème  République. De leur politique économique et sociale résultera les premiers congés payés et la réduction du temps de travail qui était alors de 48h par semaine. Les premières lois concernant les retraites et les allocations chômage furent votées. En deux ans de gouvernement le Front Populaire a posé les premières pierres de notre système de protection sociale d’aujourd’hui. 

 

MitterrandPresident.jpg En 1981 François Mitterrand devient le premier président de la République socialiste de la 5ème République. Dans la continuité de son élection Robert Badinter fait abolir le 30 septembre 1981 la peine de mort en France alors que l’opinion publique y est majoritairement défavorable. Sur le plan économique, il continua les avancées de justice sociale (semaine de 39h …) malgré une nécessaire période de rigueur budgétaire à partir de 1983.

 

Les acquis sociaux résultant du combat socialiste que je viens d’évoquer sont plus que jamais en péril. Quand Ségolène Royal dit « je veux prendre le meilleur de chaque époque et inventer la France demain » elle montre sa volonté de construire une France nouvelle qui saura préserver ce que nos anciens ont acquis durant un siècle de lutte sociale. Soyons fier de notre gauche française et votons Ségolène Royal, une femme dont l’élection est dans le sens de l’histoire. 

segolene.JPG

Par Axel - Publié dans : Pourquoi Ségolène Présidente ?
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 1 mai 2007

Au lendemain du premier tour, je me suis senti un électeur « courtisé » : mon candidat ne s’est pas qualifié pour le second tour, mais s’est imposé comme le 3e homme. Vous l’aurez compris, j’ai voté François Bayrou, comme environ 7 millions de Français ; et pour le second tour, après quelques jours d’observation, j’ai décidé que je voterai, avec conviction, pour Ségolène Royal.

                              

Le fait marquant de ce premier tour est le taux de participation exceptionnel. Bien sûr, le spectre du 21 avril 2002 était dans les esprits, mais je pense également que la manière d’envisager la politique a évolué, ce qui a séduit les Français. Nous avons eu, dans cette campagne, un véritable débat entre des projets très complets et souvent détaillés sur les orientations de réforme de notre pays. Et au-delà, la « méthode » Bayrou de se situer au-delà du clivage gauche – droite, de réunir les meilleures idées afin de réfléchir ensemble à l’avenir du pays, a réussi à s’insérer dans la campagne. Les débats de « politique politicienne », au cours desquels les attaques personnelles fusaient en se coupant la parole, laissant dans la tête du téléspectateur un mal de crâne et un profond désintérêt pour la politique, semblaient avoir disparu, ce qui a sûrement joué un grand rôle dans la participation des Français à l’élection.

 

Pourtant, au second tour, il semble que seule Mme Royal ait compris cet enseignement et incarne cette nouvelle politique. Si le pacte présidentiel reste le cœur du projet, elle se montre cependant ouverte aux propositions qui viendraient le préciser, en faisant ainsi un projet évolutif, visant le consensus. Dans l’autre camp, malgré ses propos le soir du premier tour, le candidat de la droite semble être revenu à l’ancienne méthode : le débat avec M. Bayrou a été refusé par M. Sarkozy, ses lieutenants dévalorisent sans cesse le projet socialiste en le qualifiant de passéiste et rétrograde et l’UMP se retrouve à adopter une attitude rigide autour du projet de son candidat.

 

Son projet, il l’a annoncé, n’est pas négociable, il est sans compromis. Le discours semble se situer dans une logique d’opposition, presque de manichéisme (les Français face aux immigrés, les feignants face aux travailleurs, les fonctionnaires face aux salariés du privé…). L’analyse est facile, la solution semble séduisante : réintroduire l’autorité au sein de la démocratie, un retour des valeurs qui auraient été balayées par mai 1968.

 

Pourtant, c’est oublier une donnée essentielle : le propre de la démocratie est de discuter de l’autorité et de sa mise en œuvre ; sinon, la démocratie cède la place à l’autoritarisme. Et le simple exemple des rapports suspects et complexes de M. Sarkozy avec les médias me semble dangereux pour la préservation d’une vision objective et impartiale, nécessaire afin que le peuple choisisse son avenir en toute connaissance de cause. Mme Royal aujourd’hui incarne le mieux cette vision à mon sens.

 

Même s’il doit être encadré, le débat est nécessaire : les grandes réformes ces dix dernières années n’ont pu être menées que grâce à la recherche d’un consensus, qu’il s’agisse de la sécurité sociale en 1996, des finances publiques en 2001 ou bien des retraites en 2004 ; la droite, comme la gauche avaient alors compris que la cohérence, le rassemblement étaient les maîtres mots. Ces réformes dont les premiers effets se font sentir tentent de réaliser un équilibre entre la préservation des acquis et la volonté de rénover notre système : la force de la démocratie est là, dans sa capacité à se remettre en question.

 

Au final, 54% des Français estiment que l’élection du 6 mai sera un choix entre deux manières de concevoir la politique et 24% un choix entre deux personnalités, contre 20% un choix entre droite et gauche. L’enjeu est donc clairement posé. Mon choix est donc fait ; quel sera le vôtre ?

Par Jérôme - Publié dans : Pourquoi Ségolène Présidente ?
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 29 avril 2007

cover-LOGO-UMP-5B1-5D.jpg Je le reconnais, le titre est choc ! Il est vrai que dans l’inconscient collectif, le parti de gouvernement de la droite classique ne « touche » pas le parti d’extrême-droite. Ici je ne veux pas parler d’événements liés à la période électorale actuelle mais je voudrai considérer la situation à plus long-terme. Aujourd’hui, nous considérons généralement qu’il est peu probable que l’UMP soit un jour (proche ou lointain) associé au FN.

 

Prenons un peu de recul et là on s’aperçoit que l’UMP aurait tout intérêt à une telle situation : report de voix assuré pour les présidentielles, désistement en cas de triangulaires lors des législatives …  En se rappelant que François Mitterrand a soutenu le développement du FN par derrière pour mettre des bâtons dans les roues au RPR, ce serait une stratégie politique probablement efficace. Le FN aussi profiterait de cette situation car cela lui permettrait d’exister plus fortement politiquement dans les collectivités locales, à l’Assemblée nationale voire plus.

 

Alors pourquoi cela n’est pas le cas ? Une des principales raisons est que les dirigeants de ces partis n’en n’ont pas voulu. Jacques Chirac a toujours refusé le moindre pas en avant vers Jean-Marie Le Pen. Ce choix est notamment lié à ses fortes valeurs républicaines et son approche pragmatique de la politique qui fait que son action n’a pas toujours été « franchement » de droite. Il faut aussi savoir, et M. Le Pen l’a rappelé il y a quelques temps, qu’il y a entre eux un vrai conflit de personnes et qu’ils refusent de dialoguer. On a donc eu en France jusqu’à présent une sorte de « cordon sanitaire » autour du FN comme c’est le cas en Belgique.

 

Mais avec la sortie de la scène politique de M. Chirac et bientôt celle de M. Le Pen, conjuguée à la « droitisation » du discours à l’UMP, cette situation peut changer. Surtout que beaucoup dans les deux camps sont favorables à ce rapprochement. Ce ne serait pas unique, par exemple en Italie et il y a quelques années en Autriche, la droite s’est alliée à son extrême pour gouverner. Alors s’il est je le crois légitime d’introduire une dose de proportionnelle aux législatives pour permettre aux extrêmes d’être représentés, voulons-nous une telle alliance avec une conséquence possible : l’arrivée de Ministres FN au gouvernement. logo-front-national-grand.jpg

Par Pierre - Publié dans : Nicolas Sarkozy décrypté
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 28 avril 2007

elections3.jpg A la suite du 1er tour de l’élection présidentielle, on a pu voir que la démocratie dans notre pays a - quoi qu’on ait pu en dire - encore de beaux jours à vivre devant elle. En effet, avec près de 85% de participation, nous nous sommes tous mobilisés massivement pour cette élection présidentielle.

Beaucoup de raisons peuvent expliquer cet engouement : nouveaux candidats, crainte d’un nouveau 21 avril 2002, réaction suite aux évènements des banlieues de 2005, … Peu importent les  motivations de chacun, je tiens à vous sensibiliser vous tous sur le fait que l’on doit se sentir fier de pouvoir honorer ce droit d’expression acquis de manière pleine en août 1945. On remarquera également qu’aucun candidat, à ma connaissance, n’a donné pour le moment des consignes d’abstention à ses électeurs.

Quand bien même, n’oubliez pas que vos voix n’appartiennent qu’à vous seuls, et non à « votre » candidat absent du second tour. Le suffrage universel doit rester le vote du peuple.

Par Ben - Publié dans : Qui voulez-vous à l'Elysée ?
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 28 avril 2007

Pour beaucoup d’électeurs – et notamment les centristes – le vote blanc ou nul parait être la solution pour exprimer leur non-appartenance à l’un ou l’autre camp. Je comprends et respecte cette attitude. Néanmoins, je tiens à rappeler là encore que le vote blanc ou nul n’étant pas pris en compte, n’influencera point sur le résultat final. Il est certain que la démarche du vote blanc ou nul n’est en aucun point comparable à une abstention, mais sur le résultat c’est identique.

J’entends déjà certains dire « oui mais Ségo, Sarko c’est bonnet blanc et blanc bonnet» ou encore « je ne veux ni l’un ni l’autre, qu’ils se débrouillent ». Je crois que penser ainsi est bien au contraire commettre une grande erreur. Tout d’abord, je vous invite à lire les très bons articles qui se trouvent sur ce blog mais également dans la presse écrite. Par ailleurs, quelle légitimité pourra avoir vos revendications dans 6 mois si la politique conduite par le vainqueur ne vous convient pas ? Soyez acteur de cette élection, faites un choix ou à défaut comme le dit l’adage : « Au premier tour on choisit, au second on élimine ». Ceux qui ont encore un choix au second tour sont peut être ce qui ont éliminé au premier (vote utile).

Je ne me prends pas pour un donneur de leçon, je tiens juste à rappeler comme nous avons de la chance de vivre en démocratie où le droit à l’expression libre existe encore, illustré ce matin par la discussion sans arrière pensée entre Royal et Bayrou. Personne ne souhaite être privé de ce droit là ni de toute autre libertés individuelles. Bref vous l’aurez compris, pour ne pas avoir de gueule de bois le 7 mai au réveil, allez VOTER !!

marianne-endanger.gif

Par Ben - Publié dans : Qui voulez-vous à l'Elysée ?
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 28 avril 2007

La campagne présidentielle est l’occasion pour chacun d’entre nous de débattre sur les propositions des différents candidats, de faire notre analyse quant à la situation du pays, mais c’est aussi l’opportunité de rappeler les valeurs et les fondamentaux auxquels tiennent les candidats et les partis représentés.  Le 6 mai les électeurs devront choisir entre deux projets de société très différents, ce dont nous pouvons d’ailleurs nous réjouir.

 

Alors il est important de rappeler quelques unes des grandes valeurs de gauche que Ségolène Royal met en avant dans son pacte présidentiel et tout d’abord celles défendues pour diminuer les inégalités.

  sego-ps.JPG

A l’heure de la mondialisation et des dérives du libéralisme, elle ose affirmer que le progrès social est possible et surtout qu’il peut se faire de faire avec le développement économique, un peu comme a su le mettre en avant la génération du Front Populaire devant les inégalités et l’insécurité sociale de l’époque. Aujourd’hui, la justice sociale est au cœur du modèle socialiste alors que la machine inégalitaire est à nouveau en marche.

 

Mais les inégalités, bien que non résolues en matière de revenus, se creusent au-delà de l’aspect économique. En effet, des inégalités de chance sur le plan socio-familial, territorial ou éducatif par exemple se creusent. Et pour les résoudre, les socialistes et Ségolène Royal devront avoir à cœur de réviser leurs moyens d’action par une logique de prévention pour garantir une égalité de chance. Ils devront aussi répondre au défi du mieux vivre ensemble qui prône l’intégration de tous à la société en refusant que les différences d’origine deviennent des inégalités de destin. Ainsi, c’est la solidarité qui se trouve être au cœur du programme socialiste.

Par Alexis - Publié dans : Pourquoi Ségolène Présidente ?
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 28 avril 2007

Nous avons face à nous deux projets différents. Ségolène Royal nous a démontré sa volonté de changer notre société par le développement de nouvelles idées tout au long de sa campagne.

 

Elle a compris que seul on ne change rien et que la participation des citoyens à la vie politique est un enjeu crucial du changement qu’elle veut incarner. Elle met en valeur la nécessité d’agir ensemble comme elle l’a montré lors des débats participatifs qu’elle a organisés dans sa première phase de campagne (valeur, on ne peut le nier chère au Général de Gaulle par ailleurs). Agir ensemble, pour mieux vivre ensemble justement.

 

Mais au delà de cette logique de prévention qu’elle se doit d’instaurer, il ne faudra bien sûr pas négliger l’aspect réparation. Et là, il s’agit de tordre le cou à certains arguments entendus ici où là qui suggèrent que Ségolène Royal prendrait le parti des délinquants par exemple. Il n’en n’est rien. Il faut cesser de faire l’amalgame entre solidarité et assistanat. Allocation autonomie pour les jeunes, augmentation du Smic,  revenu de solidarité active (aussi proposé par Nicolas Sarkozy), etc … Non il ne s’agit pas de mesures favorisant l’assistanat mais bien de mesures fondées sur le principe du donnant-donnant.

 

Enfin, au contraire de la droite, si le pacte présidentiel de Ségolène Royal est cohérent c’est bien parce qu’il considère qu’il existe encore des pauvres en France et des personnes qui, bien qu’ambitieuses, n’ont plus la confiance en eux, nécessaire pour y arriver. Peut être que le défaut de Sarkozy est  justement de croire que tout le monde en est doté…

2007-04-27T212753Z-01-NOOTR-RTRIDSP-2-OFRTP-FRANCE-PRESIDENTIELLE-ROYAL-20070427.jpg

Par Alexis - Publié dans : Pourquoi Ségolène Présidente ?
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 27 avril 2007

Logo-UDF-150px.JPG Envisageons le point de vue de François Bayrou face aux possiblités qui s'offrent après le 2ème tour des présidentielles.

 

 

1. Si M. Sarkozy l'emporte :

Dans ce cas de figure, le nouveau Président créera une dynamique pour les législatives et gagnera celles-ci avec une majorité pour la seule UMP. Les députés ralliés UDF joueront une force d'appoint non indispensable. Sur le plan intérieur rien ne s'opposera non plus à des éventuels ralliements de certains leaders du FN (voir par ailleurs). Sur le plan social et économique, une ligne libérale s'imposera rapidement. On assistera également à une reprise en main des banlieues pouvant se faire avec beaucoup de casse, vue les bévues précédentes de l'ex Ministre de l'Intérieur (NB : malgré son discours actuel, "il n'y a eu aucune bavure durant mon mandat", on peut rappeler qu'il y a eu des émeutes pendant des semaines fin 2005). Dans cette situation, le futur parti démocrate aura du mal à se constituer et devra subir le départ des ex députés UDF voulant avant tout se faire réélire grâce au soutien de l'UMP. Et il faudra attendre 5 autres années pour avoir de nouvelles perspectives.


2. Si Mme Royal gagne :

ps.JPG Pour les législatives, la dynamique de gauche restera probablement insuffisante pour gagner faute de réserves de voix à gauche pour le PS. Dans ce cas, la création du parti démocrate aura toute son importance et les voix portées sur François Bayrou seront déterminantes pour la constitution d'une nouvelle majorité PS-Parti Démocrate. Un accord de désistement réciproque pourrait alors être négocié. A ce moment là, le nouveau parti démocrate aurait gagné 5 ans par rapport aux perspectives précédentes.

 

Par Christian - Publié dans : Qui voulez-vous à l'Elysée ?
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Contact

Envoyez vos articles !

pierreghelardi@hotmail.com

Recherche

Quel choix le 6 mai?

Bonjour à tous !

SegoSarko.JPG

Hier soir à 20h, ou souvent un peu avant, nous avons su : ce sera un duel classique entre la droite et la gauche. Pour la démocratie c'est une victoire, d'autant plus que la participation a été très forte. Le 21 avril ne sera pas oublié, mais "les choses sont rentrés dans l'ordre" et pour la première fois au XXIème siècle, les Français et les Françaises auront à vrai choix de société à faire pour notre pays.

Dans deux semaines, nous ferons un choix qui déterminera l'orientation politique, économique, sociale et culturelle de la France pour les cinq ans à venir. Une nouvelle génération politique est là et devra agir dans un monde qui a profondément changer depuis la chute du Mur de Berlin. Ne nous voilons pas la face, le ou la futur(e) Président(e) ne sera pas tout puissant face aux enjeux globaux et ne pourra pas résoudre tous nos problèmes. Mais il ou elle aura quand même une forte influence sur les grands enjeux de notre société (emploi, pouvoir d'achat, retraites, Europe, sécurité ...) et notre vie quotidienne.

Ce blog est crée et sera enrichi par une amie et moi-même, tous deux diplômés de Sciences-Po l'année dernière. Dès à présent, et dans un souci de clarté, il me paraît important de vous dire que nous avons voté et nous voterons tous les deux pour Ségolène Royal. Nous ne prétendons pas que les idées que nous développerons ici seront impartiales. Seulement il nous paraît important de justifier notre choix sans démagogie vis-à-vis de Nicolas Sarkozy et en restant le plus possible proche de la réalité.

En effet, nous avons trouvé beaucoup de sites et de blogs caricaturant négativement le candidat de l'UMP (avec plus ou moins d'humour )et d'autres caricaturant positivement celle du PS. Nous allons ici essayer d'éclairer votre choix pour que vous votiez en connaissance de cause. Ce blog sera aussi ce que vous en ferez et nous sommes ouverts à vos idées.


Bonne lecture !

 

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus